Rue Saint-Pierre

Amable St-Pierre est né en 1897 à St-Jean-de-Dieu. Il quitte son patelin pour travailler à Rivière-Bleue. En 1923, Amable fait l’acquisition de la maison de Pierre Malenfant afin de s’établir au Pied-du-Lac. Il fait la connaissance d’Armosa Dupont, native de St-Malachie de Bellechasse, dont la famille est présente dans les registres de Rivière-Bleue aussi loin que 1917. Le mariage est célébré le 26 octobre 1924. Au cours des années, de 1925 à 1938, naîtront 8 enfants, dont 4 mourront en bas âge. En 1943, ils adopteront une enfant du voisinage. 

Amable a exercé plusieurs métiers. On le retrouve tour à tour commerçant de bois, fermier, propriétaire d’un moulin à bois, policier, propriétaire de chalets et de terrains, garagiste, concessionnaire automobile, vendeur d’essence, responsable de l’entretien des chemins d’hiver, chef de chantiers et plus…

Au niveau communautaire, il a été conseiller de la paroisse de 1928 à 1930 et de 1937 à 1938 et maire de 1955 à 1961. Il sera aussi président de la commission scolaire de la paroisse, ambulancier St-Jean, marguillier en 1945 et membre du comité organisateur du Congrès eucharistique de 1957.

Dans les années 60, en raison d’une maladie pulmonaire, il doit ralentir considérablement ses activités. Il décède le 16 juillet 1977 à l’âge de 80 ans.

Armosa, de son côté, s’occupe de la grande maison qui s’est transformée en maison de chambres pour certains employés de son époux. En parallèle, elle est responsable de l’épicerie qu’elle tient jusqu’à sa retraite en 1975. Pendant un moment, elle est aussi « maître » de poste, la poste était adjacente à l’épicerie.

Tous les enfants St-Pierre ont travaillé pour l’entreprise de leur père à un moment ou l’autre. D’ailleurs les 4 enfants se sont établis dans un rayon de 500 mètres de la maison familiale. Cette grande maison, située au coin des rues Pied-du-Lac et St-Pierre aura bientôt une autre vocation sous le vocable de La Maison d’Amable, une initiative de madame Ruth Lepage.

Bien que tous les enfants d’Amable et d’Armosa soient décédés, ses petits-enfants sont fiers de se retrouver en famille au bord du lac Long. En héritage, Amable a laissé une famille tissée serrée…des Morin, Perreault et St-Pierre…

Le premier mars 1937 la municipalité de la paroisse de Rivière-Bleue vend un terrain à Amable St-Pierre. Celui-ci en 1939 en cède une partie à la Carrière du Lac Long Enr. pour y exploiter une carrière de chaux agricole. La rue qui mène à cette carrière est communément appelée rue de la Mine. Plus tard, le nom de rue St-Pierre est reconnu par la Commission de toponymie et officialisé en 1983 par la municipalité.

(Lise St-Pierre)

*Légende sous les photos

Photo 1 :  Amable St-Pierre «spotter» durant les années 30

Photo 2 :  Amable St-Pierre maire de 1955-1961

Photo 3 : Un chargement de bois devant le magasin. Amable St-Pierre au centre (chemise blanche), son fils m,Jean-Guy à l’extrême droite et des employés

Ce texte provient de la série « Et si on parlait de toponymie… » publiée dans le Journal Entre Deux Lacs. Elle permet de savoir qui sont ces personnalités dont les noms ont été donnés aux parcs, aux bâtiments, aux rues et aux cantons.

Salle Albert-Roy

Albert Roy est né à Saint-Arsène le 13 septembre 1935. Il est le fils de Marie-Ange Saint-Pierre et de Ludger Roy. Il a fait ses études à Rimouski, au Petit Séminaire puis au grand Séminaire, à la suite de quoi il est reçu prêtre en 1961. De 1981 à 1983 il séjourne à l’université Saint-Paul à Ottawa pour une maîtrise en sciences pastorales.

D’abord professeur, puis animateur de pastorale et vicaire, l’Abbé Roy se verra confier une première cure à Auclair en 1973. En 1975 il est nommé à Rivière-Bleue; il y sera notre curé jusqu’en 1981.

Arrivant du JAL, il ne voulait pas seulement être le berger des Riverains, mais, obsédé par le dépeuplement des communautés rurales, il désirait profondément transformer le tissu social et la vie économique de la région. Selon lui, ces transformations devaient venir du milieu : aussi insista-t-il sur la formation de groupes de discussions pour identifier les problèmes et pour proposer des projets. Ce furent  les fameux «Chantiers du carême».

Voici leurs principales réalisations : la Fête de la neige, la Coopérative d’aménagement des ressources du Transcontinental (la CART), le journal communautaire le RE-IN-SON, le Comité d’aménagement et d’embellissement du cimetière, le groupe les 3-R les personnes âgées, la piste de ski de fond, la restructuration de la chorale et, celle qui nous concerne aujourd’hui : le «Café Rencontre». De toutes ces réalisations, le curé Roy a été souvent l’instigateur et toujours le soutien. Beaucoup de ces projets embellissent encore  le quotidien de notre communauté.

Après Rivière-Bleue, l’Abbé Roy occupera les cures de Saint-Modeste, Saint-Ulric, Saint-Léandre et Baie-des-Sables pour, finalement, prendre une demie-retraite à Sainte-Jeanne-d’Arc. Partout il eut à cœur le développement social et culturel de ses paroissiens.  Il est décédé en 2006.

En 2007, le Conseil de fabrique entreprit de rafraîchir le Café Rencontre. Pour rendre hommage à ce curé qui pendant son séjour à Rivière-Bleue s’est révélé un inspirateur et un réalisateur remarquables, la Fabrique décida que le Café Rencontre s’appellerait désormais : Salle Albert-Roy.

(Laurette Beaulieu)

Ce texte provient de la série « Et si on parlait de toponymie… » publiée dans le Journal Entre Deux Lacs. Elle permet de savoir qui sont ces personnalités dont les noms ont été donnés aux parcs, aux bâtiments, aux rues et aux cantons.

Centre Louis-Joseph-Janelle

Le Docteur Louis-Joseph Janelle, originaire de St-Cyrille de Wendover, a été le premier médecin de Rivière-Bleue. Arrivé vers 1914, il se fit bâtir une maison en 1916 par Richard Crawford, co-actionnaire de la Blue River Lumber Cy, au 42 St-Joseph Nord.

Le Dr Janelle décédera, ainsi que son épouse Yvonne Dauplaise, de la grippe espagnole en 1918, laissant orpheline Marie-Gilberte née en 1917. Il était alors âgé de 33 ans. Tous deux sont inhumés au cimetière de notre paroisse.

En 1979, le Conseil municipal, afin de s’assurer que le point de service prévu pour Rivière-Bleue le soit effectivement, entreprit des démarches auprès du ministère des Affaires sociales et fit construire le bâtiment. Le 1er septembre 1981,  le ministère en prenait livraison pour y dispenser les services sociaux, médicaux et dentaires dans le cadre des activités du C.L.S.C. des Frontières.

Pour honorer la mémoire de ce premier médecin, mort au service des Riverains, on nomma l’édifice: Centre Louis-Joseph-Janelle.

En 2012, la Municipalité acquiert le bâtiment désaffecté pour y loger la bibliothèque municipale. On y retrouve aussi, en sous-sol, la salle d’archives de la Corporation du patrimoine, la salle du groupe Temps Danse et le centre de distribution du chauffage à la biomasse.

(Laurette Beaulieu)

Ce texte provient de la série « Et si on parlait de toponymie… » publiée dans le Journal Entre Deux Lacs. Elle permet de savoir qui sont ces personnalités dont les noms ont été donnés aux parcs, aux bâtiments, aux rues et aux cantons.

Complexe sportif Rosaire-Bélanger

Rosaire Bélanger est né à Rivière-Bleue le 18 février 1936. Il est le fils de Jeanne Potvin et de Josaphat Bélanger, celui-ci était établi à Rivière-Bleue depuis 1921.

Rosaire quitte la ferme familiale de son enfance au Rang 4 (rue de la Frontière Ouest) à 13 ans. Il part en Abitibi avec son frère aîné pour travailler dans les chantiers. En 1964 il y épouse Fernande Pedneault, originaire de St-Eusèbe. Trois garçons, Jacques, Marco et Daniel, viendront combler le foyer familial. Son métier de forestier amènera Rosaire de l’Abitibi au Maine, puis au Nouveau-Brunswick et, finalement, à Rivière-Bleue où il travaillera pour des propriétaires de boisé privé.

C’est alors que commence sa deuxième carrière : gérant du club de hockey mineur – 5 catégories d’environ 12 joueurs chacune – entraîneur à l’occasion, toujours présent derrière le banc, toujours disponible. Quant à l’équipe junior Les Élites du Transcontinental, sans Rosaire Bélanger, elle n’aurait pas existé. Organiser, recruter, administrer, réviser et réparer le matériel, chercher des commanditaires, organiser les tournois et voyager tous ces jeunes de Matane à La Pocatière sans oublier toutes les localités du Témiscouata et ceci gratuitement : «Un deuxième emploi à temps plein», me confiait madame Pedneault, alliée indéfectible dans cet engagement.

Un engagement de 16 ans dans le développement du kockey pour nos jeunes! Aussi, en 1990, l’année son décès, une pétition, initiée par les jeunes hockeyeurs et signée par 514 Riverains, est présentée au Conseil municipal afin que le Complexe sportif soit nommé à son nom. Cette  proposition sera remise à l’ordre du jour en 1996 à l’initiative du conseiller Paulo Lévesque.

Finalement, le 2 juin 1996, en reconnaissance à celui qui s’était dévoué si remarquablement au développement du hockey mineur à Rivière-Bleue, le Conseil municipal nomma ce bâtiment public : Complexe sportif Rosaire-Bélanger.

(Laurette Beaulieu)

Ce texte provient de la série « Et si on parlait de toponymie… » publiée dans le Journal Entre Deux Lacs. Elle permet de savoir qui sont ces personnalités dont les noms ont été donnés aux parcs, aux bâtiments, aux rues et aux cantons.

Manoir Alphonse-Beaulieu

Alphonse Beaulieu est né à Rivière-Ouelle le 29 décembre 1892 fils de Ludger Hudon dit Beaulieu et d’Eulalie Gagnon.  Le 21 avril 1914 il épouse Marie-Louise Boucher de Saint-Pacôme. Ils auront cinq enfants : Joseph, Marguerite, Irène, Laurette et Thérèse.

D’abord marin sur le « Lady Evelyn », caboteur postal de Rimouski aux Grands-Lacs, Alphonse se reconvertit dans le commerce.  Commis à St-Pacôme puis à Rivière- Manie, il descend du train à Rivière-Bleue en 1919; il y sera gérant du magasin de la Blue River Lumber Cy, détruit par le feu en 1922. Il part alors, à son compte, un magasin général auquel s’ajoutera le commerce des chevaux pour les besoins des chantiers et des colons.

En 1947, suite à la disparition de plusieurs scieries en raison du manque de bois, il fonde avec quatre actionnaires dont  Joseph  Chamberland et Raoul Landry la Fonderie B.C.L. On y fabrique des tuyaux  de fonte et, dans un bâtiment annexe, des portes et des fenêtres.  Il en sera le directeur jusqu’à sa vente à la firme Biron en 1953.

À son arrivée,  Rivière-Bleue est en plein essor et Alphonse s’implique dans la vie communautaire de son village: conseiller, maire (1925-36), commissaire d’école, marguiller et finalement député libéral provincial du Témiscouata (1935-36 et 1939-44). Aqueduc municipal, Académie pour les garçons, voirie, obtention d’un agronome résident, École d’Arts et de métiers de Cabano, École normale de Sainte-Rose-du-Dégelis, agrandissement de l’Hôpital de Notre-Dame-du-Lac, autant de projets réalisés lors de son mandat ou mis en route  telle l’électrification rurale parachevée en 1945.

En janvier 2008, le CA du Le  Domaine Le Riverain de Rivière-Bleue* fit une levée de fonds pour la construction d’une résidence pour aînés autonomes. Elle mit alors «en vente» le nom de ce bâtiment.  Afin d’honorer la mémoire d’Alphonse, un des bâtisseurs émérites de notre village, ses enfants et petits enfants  réunirent la somme nécessaire pour que cette résidence soit nommée : Manoir Alphonse-Beaulieu.

*Le Domaine Le Riverain de Rivière-Bleue pris alors le nom de Le Manoir Alphonse-Beaulieu

(Laurette Beaulieu)

Ce texte provient de la série « Et si on parlait de toponymie… » publiée dans le Journal Entre Deux Lacs. Elle permet de savoir qui sont ces personnalités dont les noms ont été donnés aux parcs, aux bâtiments, aux rues et aux cantons.