La Vieille Gare reçoit l’agrément du ministère de la Culture et des Communications

De bonnes nouvelles pour la culture et le patrimoine au Témiscouata !  

Le 16 novembre 2021, le Ministère a annoncé que La Vieille Gare de Rivière-Bleue devient une institution muséale agréée.  Elle est l’un des 24 établissements québécois à recevoir ce sceau d’excellence en 2021.

Le maire de Rivière-Bleue, Claude H. Pelletier, accueille cette nouvelle avec fierté : « L’ensemble de la communauté témiscouataine peut se réjouir de cette reconnaissance qui démontre que la protection, la conservation et la mise en valeur du patrimoine sont des leviers importants du développement et de l’animation de nos collectivités ».

Cet agrément, valide pour 5 ans, constitue une reconnaissance gouvernementale qui garantit la valeur et la qualité des établissements selon des normes reconnues. Cet agrément permettra également à la Vieille Gare d’être admissible à certains services et programmes d’aide financière du ministère de la Culture et des Communications et de ses partenaires gouvernementaux.

Un travail d’équipe

Les administrateurs et administratrices de la Corporation du patrimoine ont travaillé de longues heures  afin de préparer l’imposant dossier qui a été transmis au ministère au printemps 2021. Tous et toutes tiennent à remercier la MRC de Témiscouata et la Municipalité de Rivière-Bleue pour leur soutien, de même que M. Carl Johnson pour son accompagnement dans la conduite de ce grand chantier. Cet accomplissement se veut également la reconnaissance du travail et du soutien de ceux et celles qui ont à coeur la protection et la mise en valeur du patrimoine, depuis tant d’années. 

La Vieille Gare de Rivière-Bleue, en bref…

Musée patrimonial et ferroviaire du Témiscouata, La Vieille Gare de Rivière-Bleue est un incontournable touristique dans la région. Connue et reconnue comme étant un lieu où les visiteurs peuvent revivre différentes époques de l’occupation et du développement de la région, elle restitue la mémoire de la grande aventure du chemin de fer National Transcontinental Railway. Construite en 1913, elle propose aux visiteurs des expositions, un centre d’artisanat, une galerie d’art et un café. À Place de la Vieille Gare. On trouve également la Petite Gare Aubut (une gare mobile), ainsi qu’un abri antinucléaire.

Voir aussi :

logo institution muséale agréée

Inauguration de la salle Adrien-D’Astous

12 juillet 2021

Le musée de La Vieille Gare de Rivière-Bleue nomme une de ses salles en l’honneur de M. Adrien d’Astous. C’est d’ailleurs dans cette salle de La Petite Gare Aubut qu’on peut voir l’exposition Les Chemins de Fer du Témiscouata.

M. d’Astous est, depuis le début, un grand ami de La Vieille Gare en plus d’être un témoin important de l’histoire ferroviaire de la région. Son arrière-grand-père, son grand-père et son père ont travaillé pour des compagnies ferroviaires. Teinté par son passé familial, il a développé une véritable passion pour les trains. Plusieurs de ses récits sont, présentement, racontés dans nos expositions et ont fait l’objet d’articles parus dans Transport sur Rail au Québec, une revue consacrée à l’histoire ferroviaire. De plus, M. d’Astous est un maquettiste hors pair. Très généreusement, il a fait don de plusieurs de ses maquettes des gares de la région ainsi que de plusieurs objets liés à l’histoire ferroviaire. Ceux-ci sont actuellement présentés dans nos expositions.

Pour tout cela, Monsieur d’Astous, et sans oublier le généreux donateur que vous êtes, merci. Il nous fait grand plaisir de nommer la salle de l’exposition Les chemins de fer du Témiscouata du nom de  Salle Adrien-d’Astous et, ne venez pas nous dire que: «C’est trop!»

La Corporation de Patrimoine de Rivière-Bleue

Les jardins de gares : une nouvelle exposition à La Vieille Gare de Rivière-Bleue

5 juin 2021

L’exposition temporaire Les jardins de gares présentée cet été à Rivière-Bleue vous montre et vous explique comment la compagnie le Canadian National Railway a influencé, pendant toute une période du XXe siècle, l’aménagement paysager de ses gares. Véritables centres névralgiques des collectivités où elles sont situées, les gares sont des lieux de convegences pour les habitants et les voyageurs. Vous apprendrez au fil de l’exposition, les différentes fleurs, arbres et plantes utilisés dans les compositions paysagères ainsi que l’organisation nécessaire à l’entretien des jardins. 

Nouveau circuit audio

Pour une expérience améliorée, La Vieille Gare vous offre un tout nouveau circuit audio Mon village et son train qui raconte, en plus de 15 courtes capsules audio, des petites histoires sur le style de vie à la gare au 20e siècle. Ce circuit audio vous guidera dans la Vieille Gare tout au long de votre visite. 

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Des paysages magnifiques à préserver !

La Corporation du patrimoine adopte la Charte des paysages de la Route des Frontières.

Les territoires de Rivière-Bleue, du Transcontinental et plus largement celui que traverse la route 289 donnent à voir des paysages remarquables.  

Il suffit de penser aux magnifiques panoramas que nous pouvons voir à l’approche du village de Rivière-Bleue et à ceux qui s’offrent à nous près du Beau Lac et du Lac Long. Une randonnée dans le sentier Le Bootlegger convainc, à coup sûr, tous les marcheurs de la nécessité de préserver ces paysages propres à la région.

En plus de sa mission d’assurer la protection, la conservation et la mise en valeur du patrimoine mobilier et immobilier du Rivière-Bleue, la Corporation du patrimoine de Rivière-Bleue se donne également pour mandat de sensibiliser la population à l’importance de protéger et de mettre en valeur le patrimoine naturel du milieu.

En adoptant la Charte des paysages de la Route des Frontières, la Corporation reconnait que :

  • le paysage fait partie intégrante de notre patrimoine, de notre mode de vie et qu’il est source de création et d’expression
  • le paysage est un bien commun de responsabilité individuelle et collective, et que sa protection et sa mise en valeur sont un enjeu de société
  • la qualité du cadre de vie et la beauté de nos paysages constituent un facteur d’attraction tant pour les nouveaux résidents et les visiteurs que pour les entreprises
  • la diversité des paysages et des grands espaces naturels de la Route des Frontières constitue un moteur économique incontestable pour le développement de la région
  • qu’il est urgent d’agir pour protéger la qualité et la diversité de nos paysages.

Par l’adoption de la Charte des paysages de la Route des Frontières, la Corporation du patrimoine de Rivière-Bleue s’engage à :

  • Partager la responsabilité de mettre en valeur les paysages de la Route des Frontières
  • Faire des paysages une préoccupation fondamentale dans ses actions
  • Porter une attention particulière aux interventions pouvant nuire à la qualité des paysages du milieu
  • Appuyer la Corporation touristique de la route des Frontières dans ses efforts de protection des paysages et d’embellissement de la Route des Frontières
  • Voir à ce que la mise en valeur des paysages respecte les principes du développement durable.

La Corporation du patrimoine de Rivière-Bleue invite donc tous les citoyens, personnes morales et visiteurs à s’inscrire dans cette ligne de pensée et à adhérer, eux aussi, à la Charte des paysages.

Pour en savoir plus, et pour adhérer à la Charte des paysages de la route des Frontières, visitez la page Tourisme durable sur le site Web de la Route des frontières.

 

Rang Saint-Hilaire, Rue Corbin, Chemin Brissette et Rue Larochelle

Rang Saint-Hilaire

Nous avons interrogé des personnes ayant vécu plusieurs années dans ce rang et tous se rappellent que le chemin séparant les rangs 7 et 8 du canton Estcourt porte le nom de Rang Saint-Hilaire depuis de nombreuses années. Tout nous amène à croire que ce nom a été donné  communément à ce chemin parce que des familles St-Hilaire ont été parmi les premières à s’y installer. En effet, dans le recensement de 1911 on retrouve la famille de Jean St-Hilaire et celle d’Alfred St-Hilaire domiciliés dans ce rang, voisins de Joseph Skilling. On retrouve également, comme conseillers municipaux, Joseph en 1914 et Philias en 1918. En 1915, dans le registre paroissial, on note le mariage d’Elzéar, fils de Jean, avec Alice Morneau. Par la suite, il n’y a plus de trace de St-Hilaire dans les documents officiels. Dans le recensement de 1921 ces familles n’apparaissent pas, elles ont alors certainement quitté la région. C’est en 1983 que le nom de cette rue a été officialisé au nom de Rang St-Hilaire.

Rue Corbin

Dans le registre paroissial de Rivière-Bleue, à l’année 1913, on trouve la présence d’Augure Corbin marié à Marie Saucier. Une descendante, madame Marina Corbin, mentionne que son arrière-grand-père Augure opérait un « steam boat » sur le lac Long. Cette famille est également présente dans le recensement de 1921, tout comme celle d’Amable Corbin. Le petit-fils d’Augure, Roland, s’est marié en 1952 avec Marie-Louise Thibault et a habité sur la rue portant maintenant son nom. À la demande de la famille, ce nom a été donné au chemin autrefois appelé rang 3, ce qui a été officialisé le 12 décembre 1985.

Chemin Brissette

Dans le recensement de 1921, on retrouve la famille d’Alexandre Brissette dans le secteur du lac Long. Celui-ci est né aux États-Unis. Il a alors 54 ans, son épouse, née au Québec, est âgée de 49 ans. Ils ont un fils, Georges, âgé de 13 ans. Il n’y a pas de trace de cette famille par la suite dans les registres paroissiaux de Rivière-Bleue même si cette famille est identifiée comme catholique. C’est le 26 mars 1980 que cette rue longeant le lac Long a été officialisée au nom de Chemin Brissette.

Rue Larochelle

La première présence de Larochelle dans les registres paroissiaux date de 1923 par le baptême de Gabrielle fille d’Alexandre Larochelle et de Rose-Anna Collins. Par la suite, c’est en 1941 que le nom de Larochelle apparaît de nouveau lors du mariage d’Albert Larochelle avec Rita Nadeau. Entre 1943 et 1956, il y a 8 baptêmes issus de cette union dans les registres paroissiaux. La maison de cette famille était située sur une petite rue jouxtant la rue des Peupliers Ouest. C’est le 12 décembre 1997 que cette rue a officiellement porté le nom de rue Larochelle.

Pour la petite histoire

Lorsque la municipalité amorça le développement d’un nouveau quartier sur les terrains qui devaient être dévolus à la construction d’une polyvalente, un concours a été adressé aux élèves de l’école : c’est donc à eux que l’on doit les noms : rue des Loisirs, rue de l’Amitié, rue de la Jeunesse.

(Denis Landry)

Ce texte provient de la série « Et si on parlait de toponymie… » publiée dans le Journal Entre Deux Lacs. Elle permet de savoir qui sont ces personnalités dont les noms ont été donnés aux parcs, aux bâtiments, aux rues et aux cantons.