En mai 1947, un groupe de jeunes sportifs jetaient les bases d’une association afin de créer un centre récréatif. Grâce au support de toute la population qui n’a pas ménagé son encouragement par ses souscriptions généreuses et ses assistances nombreuses, l’œuvre a grandi au delà de toute espérance.
Bien que l’élan du début se soit un peu ralenti à partir de l’automne 1948, au printemps 1949, l’Association Sportive de Rivière-Bleue s’est réorganisée en mai 1949, avec, pour tout actif, une dette d’environ $ 500.00. Une clôture d’enceinte fur érigée, un système d’éclairage aux projecteurs puissants fut construit pour permettre d’assister à de belles parties le soir, dans un confort complet. Un Club remarquable de baseball fut formé.
En effet, cette année, le club de Rivière-Bleue a connu sa plus belle saison de baseball. Sur 34 parties jouées, il compta seulement 7 défaites et une nulle, ce qui fait un contraste avec l’année dernière, car avec seulement 17 parties jouées, on avait enregistré 10 défaites.
Jouant contre tout club quelqu’il soit, rencontrant parfois des clubs supérieurs, des clubs réputés tels le Caribou, Limestone, Indiens de Maliseet, Edmundston, les Zoulous, House of David, Tigers de Détroit, le Club de Rivière-Bleue a su maintenir une moyenne d’au delà de 800. En rencontrant les Indiens de Maleseet qui avait le joli record de 34 parties jouées et seulement 4 défaites, les Volants de Rivière-Bleue leur firent subir une défaite par le pointage de 10 à 5.
La situation financière de l’Association Sportive de Rivière-Bleue est bonne. Sans doute, il y a fallu et il faut plus que jamais le support généreux de toutes les bonnes volontés de chez-nous. Ici je me fais le devoir de remercier cordialement, au nom de l’Association Sportive et en mon nom, tous ceux et celles qui ont contribué au succès de cette belle saison. Nous sollicitons votre support généreux au cours des activités futures. Je formule le vœu que nous ayions (sic) l’avantage de voir naître et grandir dans notre beau comté, dans toutes nos paroisses des organisations du genre. Nous nous coudoierons plus souvent, apprendrons à nous connaître a nous récréer chez-nous portant à nous aimer d’avantage.
Toujours le même, HENRI BRUNEAU
Note : Texte initialement paru dans le journal La Citadelle de Saint-Honoré le 31 octobre 1949, reproduit sans corrections.
