Originaire de Kamouraska, Joseph-Alphonse Langlais est l’aîné d’une famille d’agriculteurs qui compte plusieurs professionnels et membres du clergé. Il fait ses études notariales à l’Université Laval et, en 1916, installe son bureau à St-Éleuthère. Pendant quatre ans, il fait l’aller-retour pour desservir Rivière-Bleue.

Le 4 mai 1920, il achète la maison du Docteur Janelle, décédé peu de temps auparavant, et s’y installe avec sa jeune épouse, Mathilde Masson de Québec (1893-1984). Madame Langlais initiera à la pratique du piano plusieurs générations de jeunes Riverains. Trois enfants viendront égayer la maison : Jacques, Gérard et Madeleine.

En plus de sa pratique notariale, J.-Alphonse Langlais est très actif dans tous les domaines de la vie économique et sociale. En 1921, avec des amis, il fonde la Cie électrique de Rivière-Bleue (téléphone). Il sera secrétaire–trésorier du village pendant trente ans, puis secrétaire de la paroisse (1924-36), et celui du comté de Témiscouata (1937-67). Au cours de cette dernière fonction, il participera à la fondation de l’union des Conseils de comtés, ancêtres de nos MRC, dont il sera le premier secrétaire.

Il travaillera, avec le curé Philippe Belzile et le maire Alphonse Beaulieu, à l’obtention des services d’un agronome. Avec la Cie «Les Amendements calcaires de Rivière-Bleue», cela améliorera les méthodes de culture de la région.

Président de la Commission scolaire il unit ses efforts à ceux du curé pour la venue des Sœurs du Saint-Rosaire et celle des Clercs de Saint-Viateur. On le retrouve aussi président de la Caisse populaire, de la Chambre de commerce, président des syndics chargés du règlement de la dette de la paroisse résultant de la construction de l’église.
Maître de chapelle, organiste à l’occasion, animateur des fêtes paroissiales et des pièces de théâtre, sans oublier son rôle le plus important celui qui a laissé tous ces actes notariaux qui portent sa signature! Comment ne pas reconnaître que le notaire Langlais fut un pilier de ce jeune village en développement où il est arrivé alors que les souches avoisinaient la rue principale et qu’il a quitté au sommet de son développement.

(D’après : Mathilde Masson et J.A. Langlais, Livre du 75e de Rivière-Bleue, page 295)