Les agents de station et la vie à la gare

Le bureau de l'agent de station
La gare est à la fois lieu de travail et de résidence pour l’agent de station. Dans son bureau, ameublement, objets, photos et documents témoignent de son travail quotidien : la vente des billets, le télégraphe, le courrier, la transmission des ordres de marche, la signalisation, la réception et l’envoi des marchandises, l’administration courante.

Le premier agent, Monsieur Rousseau, vient d’Edmunston au besoin. Arthur Aubut le remplace en 1915 et devient le premier agent de station résident de Rivière-Bleue.

Les agents en poste à Rivière-Bleue :

  • 1913 à 1915, M. Rousseau
  • 1915 à 1935, Arthur Aubut
  • 1935 à 1938, François Proulx
  • 1938 à 1943, J.T. Alfred Lebel
  • De 1943 à 1960, trois agents se succèdent : Paul Guimont, Paul Sirois et Georges Gagnon
  • 1960 à 1975, Alvarez Lemieux

Les agents d’Estcourt assurent le service de 1975 à 1979

L'hotel en face de la gare
La gare est aussi la maison où vivent l’agent de station et sa famille. Le salon et la cuisine sont situés au rez-de-chaussée, les chambres, à l’étage. (Voir le plan de la gare) Ainsi, l’agent de station est toujours sur place, quel que soit son horaire de travail. Il est secondé par un agent de nuit, car la gare s’anime jour et nuit.

Trois trains desservent la région : l’Express pour les voyageurs et le courrier, le way freight pour les colis et les passagers locaux et le fast freight pour les gros chargements. Le train de passagers Québec-Moncton s’arrête trois fois par semaine, à 2 h pour le « montant » et à 4 h pour le « descendant ». Les trois hôtels et les deux restaurants se remplissent aussitôt. Même l’étude du notaire Langlais ouvre pour accommoder les gens des villages voisins : ils profitent de l’aller-retour du train pour venir le consulter ou pour signer des contrats urgents.

Le jour, c’est le va-et-vient des villageois et des commerçants qui viennent chercher ou expédier des marchandises. Le télégraphe crépite continuellement. Dans la cour du CN, on décharge des chevaux et on charge des animaux d’élevage et du grain sur le fast freight. On y fait la jonction des wagons de bois venant de la scierie par la side line. Cette voie suivait l’actuelle rue des Pins, contournait le village, coupait la rue des Couches et aboutissait au gros moulin.

Jusqu’après la Seconde Guerre mondiale, la salle d’attente des hommes est séparée de celle des femmes. Les hommes accompagnés d’une femme de leur famille ou de leurs enfants peuvent y entrer. Un homme seul doit aller dans la salle des hommes. Loin des oreilles féminines, ces messieurs peuvent fumer, chiquer et… jurer !

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