Le temps d'une histoire

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Les premiers temps

Les pionniers

Joseph Nadeau et son épouseJoseph Nadeau et son épouse

À l’époque où il n’y a pas encore de route, la région est très peu habitée. Quelques squatters américains, attirés par le gibier et la forêt, occupent des terres à l’embouchure de la rivière Bleue.

Le réseau ferroviaire du Transcontinental

En 1885, la Compagnie de chemin de fer de Témiscouata met de l’avant son projet de relier Edmundston à Rivière-du-Loup. En service depuis 1888, le Petit Témis connaît une période de prospérité de 1909 à 1929.

Les agents de station et la vie à la gare

Le bureau de l'agent de station
La gare est à la fois lieu de travail et de résidence pour l’agent de station. Dans son bureau, ameublement, objets, photos et documents témoignent de son travail quotidien : la vente des billets, le télégraphe, le courrier, la transmission des ordres de marche, la signalisation, la réception et l’envoi des marchandises, l’administration courante.

Le soutien de la foi

Les clochers de Rivière-Bleue

En 1874, l’abbé Édouard Roy, prêtre à saint-Éleuthère, est appelé à desservir Rivière-Bleue. Tous les 2 ou 3 mois, il visite la paroisse et dit la messe chez Joseph Nadeau.

L’éducation

Les écoles se multiplient

La première classe de Rivière-Bleue se tient en 1909 dans une maison privée. Les 29 élèves ont Alma Quenneville comme institutrice. L'année suivante, une école-chapelle est érigée. Ce n'est qu'en 1916 qu'une seconde classe s’ajoute, à l'étage. À la même époque, il y a déjà 6 écoles de rang. En 1917, une école modèle de 4 classes ouvre ses portes.

Vivre de la forêt

Un pionnier, John Morrison

Dès 1858,  John Morrison, originaire du Nouveau-Brunswick et d’ascendance écossaise, s'installe près du Beau Lac pour y faire chantier et cultiver un lot. Comme plusieurs de son époque, il concilie le travail forestier et le travail de la ferme. Ce lot appartiendra plus tard à Edmond O’Leary. Le bois coupé dans la région est alors acheminé vers des scieries du côté du Nouveau-Brunswick.

L’indispensable agriculture

Des « platins » fertiles pour une agriculture de subsistance

Au début de Rivière-Bleue, l’agriculture sert à subvenir aux besoins quotidiens. Dans les rangs, chaque lot comprend sa ferme. La terre est bonne : sur les 25 000 acres du territoire, seules 800 ne sont pas cultivables. La région est surnommée « la petite Floride » en raison des « platins » de terres alluviales fertiles et du microclimat. On y cultive du blé, de l'orge, de l'avoine; on y élève des bovins, des porcs, des moutons et des poules. Près du pont, une beurrerie transforme le lait.

Une tentative d’industrialisation : la fonderie BCL

En 1947, trois hommes d’affaires de Rivière-Bleue, Alphonse Beaulieu, Joseph Chamberland et Raoul Landry, s’associent pour former la Fonderie BCL. Sise sur l’emplacement du moulin Fraser, l’entreprise emploie une vingtaine d’ouvriers qui produisent des tuyaux de fonte tandis que quelques autres fabriquent des portes et fenêtres. En 1953, la fonderie est vendue à la firme Biron, puis démantelée en 1957. Au même endroit se succèderont l’usine de bardeaux de cèdre des frères Pelletier et l’Atelier de soudure A. Nadeau Inc. toujours en activité.

Alfred Lévesque, le bootlegger

Lorsque la prohibition fait rage aux États-Unis, en 1920, Rivière-Bleue, près de la frontière, devient une plaque tournante du trafic d'alcool : le bootlegging.

Une fameuse équipe : Les Invincibles de Rivière-Bleue

Parmi les activités sportives, c’est le baseball qui connaît le plus vif succès. Dans les années 1940 et 1950, les Invincibles de Rivière-Bleue remportent plusieurs victoires contre les équipes du Témiscouata, du nord du Nouveau-Brunswick et du Bas-Saint-Laurent.

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