Les projets de réhabilitation de la Vieille Gare et de la Petite Gare Aubut

Le projet de la Petite Gare Aubut (2014 à 2017)

L'objectif du projet est de déplacer, rénover et mettre en valeur la petite gare afin de l’intégrer dans un îlot touristique formé de La Vieille Gare (projet réalisé en 2008-2010) et de l’abri antinucléaire (projet futur). Cet îlot touristique unique est situé des deux côtés de la rue St-Joseph Nord, près de la voie ferrée du National Transcontinental Railway qui est toujours utilisée par les trains de marchandises du CN. Cet îlot formant un espace vivant qui témoigne du passé et du présent ferroviaire.

Phase 1 (2014-2015) : déménagement et rénovation de la petite gare

Le premier déménagement (septembre 2014)

La Corporation du patrimoine de Rivière-Bleue avait repéré depuis quelques années ce bâtiment patrimonial d’importance à protéger. Un beau matin de septembre 2014, on annonce que la petite gare sera démolie le lendemain. Le conseil d'administration de la Corporation du patrimoine intervient rapidement auprès du maire de Rivière-Bleue pour en empêcher la démolition par le CN et pour en prendre possession. Donc, au jour prévu de la démolition, les terrains devant être nettoyés, la petite gare sera plutôt déplacée sur un terrain de la municipalité situé tout près de là. C’est l’entreprise responsable de la démolition qui a été chargée du déménagement du batiment. On a donc déposé la gare sur un camion remorque puis on l’a déplacée sur un terrain de la municipalité situé non loin de là. Comme l’entreprise n’était pas équipée pour ce genre de travail, malgré tout le soin apporté, le bâtiment a été fragilisé. De peur qu’il ne s’écrase durant l’hiver, la Corporation engage des spécialistes du déménagement pour renforcer sa base : l’installation de poutres en assura le redressement.

Nous voilà toutefois avec un autre beau projet à réaliser : celui de la réhabilitation de ce batîment centenaire. Nous nous rappelons alors tout ce qu’on a vécu avec le précédent projet de réhabilitation, celui de La Vieille Gare et nous connaissons bien les hauts et les bas d’un tel projet.

Le conseil d'administration de la Corporation tient à remercier chaleureusement le Maire et la municipalité pour leur écoute et leur confiance.

Le second déménagement et la rénovation (juillet 2015)

Avant cette étape, une équipe de 8 bénévoles a refait la toiture en bardeaux et lui a donné sa teinture finale. Ensuite les murs extérieurs ont été grattés pour enlever la vieille peinture. Le 14 juillet, la petite gare est déplacée sur le stationnement en face de La Vieille Gare. Beaucoup de villageois s’interrogent alors : ils sont curieux de savoir ce que ce vieux bâtiment vient faire dans le décor.

Une fois la petite gare en place, une équipe de 12 bénévoles parachève les travaux :

  • construction de la jupette,
  • peinture extérieure, d’abord en rose, puis au rouge brun caractéristique des gares du CN
  • réparation des fenêtres et des portes d’origine
  • réparation, grattage, lavage et peinture des murs intérieurs,
  • lavage des planchers pour les remettre comme à l’origine,
  • électrification (poteau et boîte électrique),
  • construction du quai et nettoyage du terrain.     

Un milieu qui s’engage et s’investit financièrement.

Ce projet, totalisant 34 465 $ en dépenses, a été réalisé grâce à l’implication du milieu. La participation des bénévoles est évaluée au tiers du coût de cette réhabilitation soit 11 000 $.

L’argent est venu en majorité du Pacte rural (14 075$), de la Corporation du patrimoine (7000 $), du Club d’artisanat Riverain (500 $) et de commanditaires. La municipalité, pour sa part, a suppléé en prêt d’équipement et d’employés. Il est à noter que, lors de ses levées de fonds de 2014 et 2015, la Corporation a fait appel à ses membres en vue de ce projet : ce qui a permis de recueillir près de 11 500$. Ces 174 «AmiEs de la gare» sont ainsi partie prenante de la réalisation de cette première phase du projet.

Phase 2 (2016-2017): conception et réalisation de l’exposition sur les chemins de fer du Témiscouata

Objectifs visés :

  • présenter l’histoire du National Transcontinental Railway, (par la suite acquis par le CN), son intégration dans le réseau ferroviaire du Québec et son importance dans le développement de la région, de même que le Temiscouata Railway, qui reliait Fraserville (Rivière-du-Loup) à Edmunston, et maintenant disparu. 
  • mettre en valeur différents aspects de la vie ferroviaire : les métiers du rail, les voyageurs, le commerce, les gares, les locomotives, etc.

 


 

Le projet de la Vieille Gare (2008-2010)

La problématique :

  •  l’état critique du bâtiment de l'ancienne gare du CN, le hangar qui s’effondre, l’absence d’accès universel,
  •  les besoins du Riverain pour des locaux rénovés,
  •  la fermeture du musée scolaire et religieux Wilfrid-Gauthier,
  •  les centenaires de la gare (2013) et de la paroisse (2014),
  •  la nouvelle route touristique nommée Route des Frontières.

Le soutien du milieu :

  • une pétition de 500 signatures pour la conservation de ce patrimoine,
  • une 1ère campagne de membership : 201 membres (20$),
  • une loterie : 1000 billets à 10 $ (998 vendus) dont le prix est une toile, « Pluie de novembre », don du peintre Claude Théberge,
  • l’engagement de la municipalité (40 000 $) et du Club Riverain (1 000 $),
  • le prêt à long terme par la Fabrique des objets et des photos du musée Wilfrid-Gauthier,
  • une 1ère levée de fonds en 2007 (37 200$) suivie d'une 2e levée de fonds en 2009 (16 500 $) dont le président était Marcel Landry, maire de Rivière-Bleue et le porte-parole, Réal Bossé,
  • de nombreuses  activités de financement dont :
    • des ateliers d’improvisation suivie d'une soirée animée par le comédien Réal Bossé,
    • un atelier d’écriture donné par l’auteur Michel D’Astous,
    • le repas-bénéfice de Noël,
    • le marché aux puces de juillet,
    • le 1er samedi d'octobre.

Le financement gouvernemental et des organismes du milieu

Le CLD de Témiscouata a été le premier organisme impliqué dans l’élaboration de ce projet : il nous a accordé une aide technique précieuse en la personne de Madame Denis pour l’élaboration du plan d’affaires,  la recherche de financement et le suivi dans la réalisation. Une aide financière de 15 000$ en tant qu’économie sociale est venue couronner le tout.

Les autres sources de financement sont :

  • le Député de Kamouraska-Témiscouata, Claude Béchard,
  • le Ministère de la culture, de la communication et de la condition féminine,
  • le Ministères des affaires municipales, des régions et de l’occupation du territoire,
  • le Ministère du tourisme,
  • le Ministère de l’Éducation du loisir et du sport,
  • le Pacte rural de la MRC de Témiscouata,
  • l’Association touristique régionale du Bas-Saint-Laurent, la Conférence Régionale des Élus et  le Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent, le MCCCF et le MAMROT par le biais de L’Entente spécifique-volet patrimoine,
  • Développement économique Canada,
  • la SADC de Témiscouata.

Les fondations :

  • les Sœurs du Saint-Rosaire,
  • les Clercs de Saint-Viateur,
  • la Fondation Phyllis Lambert,
  • le CN.

Etat du financement au 1er janvier 2010 :

La rénovation de 2009

Le volet 1 du projet a été mené par l’entreprise Déjelico INC. Il visait la coquille du bâtiment, en tant que bâtiment patrimonial à utilisation publique, sous la supervision du MCCCF, qui pour ce volet accordait 135 392$, soit 50% du coût prévu au départ. Les travaux comprenaient:

  • des fondations sous le hangar,
  • le drainage,
  • la réfection de la dalle du sous-sol,
  • la toiture au complet,
  • la peinture des murs extérieurs, après remplacement des planches détériorées,
  • la réfection et la peinture des portes et fenêtres,
  • la mise aux normes de l’électricité, de la plomberie,
  • l’accès universel.

Commencés fin juin 2009, les travaux ont été terminés à la mi-octobre 2009.

Les professionnels qui ont secondé la Corporation dans ce volet sont : Alfred Pelletier, architecte, Yannick Michaud, ingénieur conseil et Jean-Paul Roy, ingénieur électrique.

Le volet 2 est mené par la Corporation du patrimoine laquelle se charge de trouver les entreprises ou les artisans nécessaires. Il concerne :

  • la rénovation de l’intérieur du bâtiment : murs, planchers, sanitaires de l’étage,
  • l’installation du musée (GID Design), de la boutique, du café,
  • l’aménagement du terrain et l’enseigne,
  • le dépliant, le site web, plan de visibilité,
  • la promotion et autres frais de démarrage.

 

Gare à notre patrimoine !

Lire aussi :